Se repérer
Ce qui existe de licite à la place
Dire ce qui n'est pas ouvert laisse une question en suspens : pour vous, alors quoi ? Cette page décrit les voies qui existent en droit. Elle ne vous dit pas laquelle emprunter : cette part-là n'appartient pas à un site.
1. La consultation médicale
C'est la voie qui produit l'appréciation individuelle dont tout le reste dépend. Le code civil conditionne l'atteinte à l'intégrité du corps à une nécessité médicale « pour la personne » ; la prescription décrite à l'article R. 4311-6 en est la trace écrite et nominative (pourquoi le droit exige une prescription). L'une ne va pas sans l'autre.
C'est aussi, très concrètement, l'étape qui manque dans une offre où l'on choisit d'abord une formule, ce que détaille la page reconnaître une offre qui sort du cadre. Elle n'est pas une formalité en amont d'un achat : elle est ce qui décide s'il y a lieu de faire quelque chose, et quoi.
Source : Article 16-3 du code civil, en vigueur au 7 août 2004. Page ouverte le 30 août 2026.
2. Le bilan biologique prescrit
Ce site ne dit pas comment une carence se constate : il n'a ouvert aucune source clinique à ce sujet. Il dit ce que le droit pose pour l'infirmier qui pose une perfusion : il agit sur une prescription « écrite, nominative, qualitative et quantitative, datée et signée » (article R. 4311-6 du code de la santé publique). La question d'un examen, et de son interprétation, se pose à votre médecin.
Source : Article R. 4311-6 du code de la santé publique, texte reproduit sur la page qui a le droit de vous poser une perfusion.
Ce site ne dit pas quels dosages demander, ni quand : ce serait un conseil médical individuel, et c'est exactement ce qu'il s'interdit. Il dit seulement que cette voie existe : l'examen, quand il y en a un, se prescrit.
3. La supplémentation orale
C'est la seule des trois voies qui relève d'un marché ouvert, et c'est précisément parce que sa forme est orale. Le décret du 20 mars 2006 définit les compléments alimentaires comme des denrées alimentaires commercialisées en gélules, comprimés, pastilles, sachets de poudre, ampoules de liquide ou flacons munis d'un compte-gouttes.
Source : Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires, en vigueur au 30 août 2026 (dernière modification : décret n° 2023-60 du 3 février 2023). Page ouverte le 30 août 2026.
Le décret décrit ces produits par leur forme et par leur statut de denrée alimentaire. Ce site n'a ouvert aucun texte qui règle leur vente : il n'en tire aucune règle. Autre point, tiré du texte européen ci-dessous : le règlement sur les allégations de santé porte sur les denrées alimentaires, ce qui le sépare d'un injectable (publicité et allégations).
Source : Règlement (CE) n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, consulté dans sa version consolidée disponible sur EUR-Lex. Page ouverte le 30 août 2026.
Une forme orale et une forme injectable ne relèvent pas du même régime, comme l'expose ce qui est injecté.
Le point commun des trois voies : dans chacune, quelqu'un regarde une situation particulière avant qu'une décision soit prise. C'est ce qui manque quand le premier geste est de choisir une formule dans une liste.